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Joint de dilatation sous carrelage : pourquoi est-il indispensable ?

Joint de dilatation carrelage : à quoi sert-il, où le placer et comment le poser ? Lorsqu’on prépare un projet de carrelage, on pense naturellement au format, à la couleur, au calepinage ou encore...

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Joint de dilatation sous carrelage : pourquoi est-il indispensable ?

Joint de dilatation carrelage : à quoi sert-il, où le placer et comment le poser ?

Lorsqu’on prépare un projet de carrelage, on pense naturellement au format, à la couleur, au calepinage ou encore à la teinte des joints.

Mais il existe des joints beaucoup moins décoratifs et pourtant essentiels à la durabilité du chantier :

les joints de dilatation et les joints de fractionnement.

Ils sont parfois perçus comme une contrainte esthétique que l’on aimerait cacher.

C’est une erreur.

Un carrelage est un revêtement rigide. Le bâtiment qui le supporte, lui, n’est jamais totalement immobile.

Une dalle peut subir de faibles mouvements.

Une chape évolue.

Les matériaux réagissent aux variations de température.

Un plancher chauffant alterne des phases de chauffe et de refroidissement.

Une terrasse peut être fortement chauffée par le soleil puis refroidie par la pluie.

Certaines parties d’un bâtiment sont même volontairement séparées afin de pouvoir se déplacer légèrement l’une par rapport à l’autre.

Les joints servent précisément à organiser ces mouvements plutôt que de laisser les contraintes se libérer au hasard dans le carrelage.

Lorsqu’ils sont oubliés, bloqués ou mal traités, les conséquences peuvent être importantes :

fissures ;

joints qui cassent ;

carreaux décollés ;

éclats ;

voire soulèvement du revêtement.

Mais avant de parler de mise en œuvre, il faut clarifier une confusion extrêmement fréquente :

joint entre les carreaux, joint périphérique, joint de fractionnement et joint de dilatation ne désignent pas la même chose.


Joint de dilatation, joint de fractionnement, joint périphérique : quelles différences ?

Le mot « joint » est utilisé pour désigner plusieurs éléments totalement différents.

Comprendre leur rôle évite déjà une grande partie des erreurs de pose.


1. Le joint entre les carreaux

C’est le joint visible que l’on réalise entre deux carreaux après la pose.

Il peut être :

gris ;

beige ;

blanc ;

terracotta ;

anthracite ;

ou coordonné à la couleur du carrelage.

Son choix a une influence esthétique considérable. Nous y consacrons d’ailleurs un guide complet pour savoir quel joint de carrelage choisir selon la couleur, le format et la pièce.

Mais ce joint courant n’est pas un joint de dilatation.

Il sert notamment à permettre la mise en œuvre correcte des carreaux et à absorber certaines tolérances dimensionnelles.

Le mortier de jointoiement reste néanmoins relativement rigide.

Il ne peut donc pas remplacer un joint spécialement conçu pour accompagner un véritable mouvement de l’ouvrage.


2. Le joint de dilatation : un élément lié à la structure

Le véritable joint de dilatation est généralement prévu dès la conception du bâtiment.

Il sépare deux parties de l’ouvrage afin qu’elles puissent présenter de petits mouvements indépendants.

Selon la construction, il peut traverser :

la dalle ;

la chape ;

le revêtement ;

et parfois une partie beaucoup plus importante de la structure.

Il ne s’agit donc pas d’un joint que le carreleur décide d’ajouter uniquement parce que la surface carrelée est importante.

Le joint de dilatation appartient avant tout à la construction.

Lorsque le carrelage arrive au-dessus de cette zone, le joint doit conserver sa fonction.


Peut-on carreler directement au-dessus d’un joint de dilatation ?

En principe, un joint structurel qui doit rester mobile ne doit pas être ponté rigidement par le carrelage.

Imaginez deux parties d’une dalle conçues pour pouvoir bouger légèrement indépendamment.

Si l’on colle un grand carreau à cheval sur les deux zones, ce carreau crée une liaison rigide entre deux éléments qui cherchent justement à conserver une certaine indépendance.

Les contraintes peuvent alors se reporter :

dans le carreau ;

dans le mortier-colle ;

dans les joints voisins.

Le résultat peut être une fissuration ou un décollement.

Le joint doit donc être repris correctement dans le revêtement.


Peut-on déplacer un joint de dilatation pour qu’il tombe mieux dans le carrelage ?

Pas arbitrairement.

Un joint structurel possède une position déterminée par le bâtiment.

On ne doit pas déplacer sa fonction uniquement parce qu’un carreau de 120 × 120 tomberait mal dessus.

C’est au contraire le calepinage du carrelage qui doit intégrer cette contrainte dès le départ.

Lorsqu’on anticipe suffisamment tôt, on peut parfois faire coïncider le joint avec :

une ligne de carreaux ;

un seuil ;

un changement de pièce ;

un axe architectural.

Le résultat devient alors beaucoup plus propre.


3. Le joint de fractionnement

C’est probablement celui qui génère le plus de mauvaises informations.

Son rôle est de diviser un ouvrage ou un revêtement en plusieurs zones afin de mieux gérer :

retrait ;

variations dimensionnelles ;

contraintes.

Mais attention :

les règles ne sont pas identiques en pose collée et en pose scellée.

C’est une distinction fondamentale.


En pose collée : faut-il un joint tous les 40 m² ?

Non.

Pas comme règle universelle.

Dans une pose collée relevant du NF DTU 52.2, la logique consiste notamment à respecter les joints présents dans le support.

On ne trace donc pas systématiquement un quadrillage supplémentaire dans le carrelage simplement parce qu’une pièce dépasse :

20 m² ;

40 m² ;

60 m².

C’est pourtant une affirmation que l’on retrouve encore très souvent.

La première question est plutôt :

quels joints existent déjà dans la dalle ou dans la chape ?

Puis :

comment doivent-ils être repris dans le revêtement ?


En pose scellée, les règles sont différentes

La pose scellée relève du NF DTU 52.1.

Dans cette technique, des règles de fractionnement de l’ouvrage existent bien selon :

la surface ;

la longueur ;

le type de pose ;

la destination intérieure ou extérieure.

C’est notamment de là que viennent beaucoup des valeurs que l’on retrouve sur Internet.

Dans certaines configurations de pose scellée intérieure, on rencontre par exemple des panneaux de l’ordre de :

60 m² maximum en pose adhérente ;

40 m² maximum dans certaines poses désolidarisées ou flottantes.

En extérieur, les surfaces prévues entre fractionnements peuvent être encore plus réduites, avec notamment un repère de l’ordre de 20 m² dans certaines configurations.

Mais ces valeurs appartiennent à un contexte précis de pose scellée.

Elles ne doivent pas être copiées automatiquement sur un chantier en pose collée.


Pose collée ou pose scellée : pourquoi cette différence est-elle si importante ?

Parce que les deux systèmes ne fonctionnent pas de la même manière.

En pose collée

Le carreau est collé sur un support déjà réalisé à l’aide d’un mortier-colle.

Les joints présents dans ce support et les dispositions prévues pour le complexe doivent être respectés.

En pose scellée

Le carreau est posé sur un mortier de scellement qui fait partie du complexe de pose.

Les règles de fractionnement sont différentes.

La phrase :

« il faut un joint de dilatation tous les 40 m² »

est donc beaucoup trop simpliste.

La bonne question est :

sur quel support et avec quelle technique le carrelage est-il posé ?


4. Le joint périphérique

Il est beaucoup moins spectaculaire qu’un joint structurel.

Pourtant, il joue un rôle important.

Le joint périphérique correspond à l’espace laissé entre le revêtement et les éléments verticaux fixes :

murs ;

cloisons ;

poteaux ;

autres butées.

Il évite que le carrelage soit totalement emprisonné entre plusieurs surfaces rigides.


Pourquoi ne faut-il pas poser le carrelage complètement contre les murs ?

Imaginez une grande surface carrelée bloquée de tous les côtés.

Si l’ensemble du complexe subit un léger mouvement ou une variation dimensionnelle, il ne dispose pratiquement d’aucune liberté périphérique.

Les contraintes peuvent alors augmenter dans le revêtement.

Le joint périphérique permet justement de maintenir un jeu autour du carrelage.

Dans les dispositions courantes concernées, on rencontre souvent un espace de l’ordre de 5 mm, mais cette valeur doit toujours être replacée dans le contexte :

support ;

type de plancher ;

chauffage au sol ;

système de pose.

Il ne faut pas transformer 5 mm en valeur universelle valable sur tous les chantiers.


Le joint périphérique reste-t-il visible ?

Généralement non.

Il est souvent masqué par :

une plinthe ;

un profil ;

un élément de finition.

Le point essentiel est qu’il ne soit pas transformé en liaison rigide.

Il serait donc incohérent de :

laisser correctement un espace pendant la pose ;

puis le remplir intégralement de colle ou de mortier-joint rigide ;

puis poser la plinthe.

Le jeu périphérique doit conserver sa fonction.


Pourquoi le carrelage et son support bougent-ils ?

Le mot « dilatation » fait immédiatement penser à la chaleur.

Mais plusieurs phénomènes peuvent générer des contraintes.


Les variations de température

Les matériaux changent légèrement de dimensions lorsque leur température varie.

À l’intérieur, ces phénomènes peuvent notamment être accentués :

devant de grandes baies très exposées ;

dans une véranda ;

avec certains planchers chauffants.

À l’extérieur, les écarts peuvent devenir beaucoup plus importants.

Un carrelage de terrasse peut être fortement chauffé par le soleil puis refroidi :

la nuit ;

par une pluie ;

lors d’un changement météorologique.

C’est l’une des raisons pour lesquelles une terrasse doit être pensée comme un système complet intégrant également pentes, seuils et évacuation de l’eau.


Le retrait des matériaux cimentaires

Une dalle ou une chape n’est pas totalement figée immédiatement après sa réalisation.

Les matériaux cimentaires connaissent notamment des phénomènes de retrait.

C’est aussi pour cette raison que les supports doivent respecter :

leur préparation ;

leur état ;

leurs délais

avant de recevoir certains revêtements.

Un carrelage ne doit jamais être considéré comme un moyen de faire disparaître les mouvements d’un support mal préparé.


Les mouvements structurels

Certaines parties d’un bâtiment peuvent être conçues pour fonctionner avec une certaine indépendance.

Les joints de structure servent précisément à organiser ces mouvements.

Le carrelage n’a pas vocation à les bloquer.


Le chauffage au sol

Un chauffage au sol sous carrelage crée des cycles :

chauffe ;

stabilisation ;

refroidissement.

L’ensemble du complexe doit donc être cohérent :

support ;

chape ;

joints ;

colle ;

revêtement.

On ne décide pas des joints du carrelage indépendamment du système de plancher chauffant.


Que se passe-t-il si les mouvements ne sont pas correctement gérés ?

Plusieurs désordres sont possibles.

Mais attention :

aucun symptôme ne permet à lui seul de conclure que le problème vient d’un joint manquant.

Il faut diagnostiquer le chantier.


Fissure traversant plusieurs carreaux

Une fissure relativement rectiligne qui traverse :

plusieurs joints ;

plusieurs carreaux

peut notamment être liée à une fissure ou à un mouvement du support.

Si un joint du support a été recouvert rigidement, il fait partie des causes à examiner.

Mais ce n’est pas la seule possibilité.


Joint de carrelage qui fissure

Le mortier de jointoiement peut être le premier endroit où un mouvement devient visible.

Le joint peut :

s’ouvrir ;

fissurer ;

se désolidariser localement.

Là encore, il faut rechercher la cause réelle.


Carrelage qui se soulève

Dans certains désordres, plusieurs carreaux peuvent se soulever brusquement et former une sorte de tente.

Cela peut être spectaculaire.

Une mise en compression du revêtement peut faire partie des mécanismes impliqués, notamment lorsque :

les périphéries ont été bloquées ;

les mouvements ont été mal gérés.

Mais un diagnostic doit également vérifier :

support ;

collage ;

humidité ;

mise en œuvre.


Carrelage qui sonne creux : est-ce forcément un problème de dilatation ?

Non.

Un carreau peut présenter un comportement sonore différent pour plusieurs raisons.

Un décollement peut notamment être lié :

au support ;

au transfert de colle ;

à l’humidité ;

à la mise en œuvre ;

à certaines contraintes.

Il serait donc faux de conclure :

« ça sonne creux, il manque un joint de dilatation ».


Les différents types de joints de mouvement pour carrelage

Une fois le type de joint identifié, plusieurs solutions peuvent être envisagées.

Le choix dépend de :

sa fonction ;

sa largeur ;

l’amplitude des mouvements ;

le trafic ;

l’intérieur ou l’extérieur ;

l’esthétique.


Le joint souple réalisé au mastic

Dans certaines configurations, l’interruption du revêtement peut être traitée avec un mastic adapté.

Le matériau doit être capable d’accompagner les mouvements prévus.

Il doit également être compatible avec :

le carrelage ;

les chants ;

l’environnement ;

l’humidité ;

les UV en extérieur ;

les produits d’entretien.


Peut-on simplement mettre du silicone ?

Pas nécessairement.

Le mot « silicone » est souvent utilisé comme synonyme de :

joint souple.

Mais tous les mastics n’ont pas :

la même capacité de mouvement ;

la même résistance mécanique ;

la même tenue chimique ;

la même destination.

Le produit doit être sélectionné selon la fonction réelle du joint.

Un joint souple de salle de bains et un joint de mouvement au sol soumis au trafic ne sont pas nécessairement traités avec le même produit.


À quoi sert le fond de joint ?

Dans certaines réalisations au mastic, un fond de joint compressible permet de contrôler :

la profondeur ;

la géométrie ;

le comportement du mastic.

Il peut également éviter une adhérence inappropriée sur le fond.

Le joint ne doit pas simplement être rempli sur toute sa profondeur avec plusieurs centimètres de mastic.

Les dimensions doivent respecter le système du fabricant utilisé.


Le profilé de fractionnement ou de mouvement

Il existe des profils spécialement conçus pour accompagner les mouvements.

Ils peuvent comporter :

deux ailes rigides ;

et une zone centrale déformable.

Selon les produits, on trouve notamment :

aluminium ;

inox ;

laiton ;

PVC ;

ou combinaisons de plusieurs matériaux.

La partie centrale permet au joint de conserver sa capacité de mouvement.


Pourquoi utiliser un profil plutôt qu’un simple mastic ?

Le profil peut présenter plusieurs avantages :

ligne régulière ;

finition nette ;

protection des arêtes ;

bonne résistance au trafic ;

intégration esthétique précise.

Dans :

une grande pièce ;

un commerce ;

une circulation ;

un projet en grand format,

un profil correctement choisi peut devenir une excellente solution.


Le profil pour joint structurel

Un véritable joint de dilatation structurel peut être soumis à des mouvements beaucoup plus importants qu’un simple fractionnement de revêtement.

Il existe donc des systèmes spécifiques dimensionnés pour :

la largeur du joint ;

les déplacements attendus ;

la circulation ;

les charges.

Dans un bâtiment recevant :

chariots ;

trafic intense ;

charges roulantes,

le choix du profil doit également intégrer ces sollicitations.

Un petit profil décoratif ne remplace pas un système prévu pour un joint structurel.


Comment poser un joint de fractionnement ou de mouvement dans un carrelage ?

La procédure exacte dépend évidemment du produit et du système.

Mais la logique générale peut être comprise facilement.


Étape 1 : repérer tous les joints avant de commencer la pose

Avant même le premier carreau, il faut identifier :

les joints structurels ;

les joints du support ;

les fractionnements ;

les périphéries.

C’est à ce stade qu’il faut les intégrer au projet.

Pas après avoir posé 70 % de la pièce.


Étape 2 : intégrer les joints au calepinage

Un bon calepinage doit tenir compte de :

la pièce ;

les axes ;

les portes ;

les formats ;

mais aussi des joints techniques.

Lorsque c’est possible, une ligne de mouvement peut ainsi coïncider avec :

un joint entre carreaux ;

un seuil ;

un axe architectural.

La finition est alors beaucoup plus élégante.


Étape 3 : interrompre la liaison rigide

Le principe le plus important est simple :

le joint ne doit pas être ponté rigidement lorsque le système exige qu’il reste mobile.

Il faut donc éviter que :

le mortier-colle ;

le carrelage ;

le mortier-joint

transforment la zone en plaque rigide continue.


Étape 4 : installer le profil lorsqu’un profil est prévu

Certains profilés comportent des ailes qui sont intégrées au mortier-colle pendant la pose.

Le profil doit être :

correctement aligné ;

à la bonne hauteur ;

adapté à l’épaisseur du carrelage ;

compatible avec le trafic.

La mise en œuvre exacte doit suivre les prescriptions du fabricant.


Étape 5 : préparer correctement un joint au mastic

Lorsque le joint reçoit un mastic souple, plusieurs points sont importants :

largeur ;

propreté des chants ;

profondeur ;

fond de joint éventuel ;

primaire éventuel.

Le mastic doit adhérer aux zones prévues sans perdre sa capacité de déformation.


Étape 6 : respecter le séchage ou la polymérisation

Le joint ne doit pas être soumis immédiatement à :

l’eau ;

la circulation ;

un nettoyage intensif.

Le temps de remise en service dépend du produit utilisé.

On suit donc sa fiche technique.


Quelle largeur pour un joint de fractionnement dans le carrelage ?

Dans certaines dispositions de pose collée relevant du NF DTU 52.2, les joints de fractionnement repris dans le revêtement sont notamment prévus avec une largeur minimale de l’ordre de 5 mm.

Mais il faut immédiatement ajouter une précision :

cela ne signifie pas que tous les joints de dilatation doivent faire 5 mm.

Un joint structurel existant peut être :

plus large ;

dimensionné pour des mouvements différents ;

associé à un profil spécifique.

Le joint doit toujours être traité selon sa véritable fonction.


Joint de dilatation et carrelage grand format

Le sujet devient particulièrement important avec le carrelage grand format.

Pourquoi ?

Parce que plus le carreau est grand, plus on recherche souvent :

une surface continue ;

peu de joints ;

un dessin très épuré.

On pourrait donc être tenté de faire disparaître les joints techniques.

Il faut faire exactement l’inverse.

Plus le projet est minimaliste, plus les contraintes techniques doivent être intégrées tôt au calepinage.


Un carreau 120 × 120 peut-il traverser un joint structurel ?

Pas simplement parce qu’il est grand.

La dimension du carreau n’a aucune autorité sur la structure.

Si le joint doit rester repris dans le revêtement, le 120 × 120 devra être :

coupé ;

positionné ;

calepiné

en conséquence.

Le grand format doit s’adapter au bâtiment.

Pas l’inverse.


Joint de dilatation et plancher chauffant

Sur un plancher chauffant, la gestion :

des périphéries ;

des zones ;

des joints de la chape

est particulièrement importante.

Mais il n’existe toujours pas une recette unique du type :

« plancher chauffant = joint tous les X mètres ».

Il faut connaître :

le type de plancher ;

le type de chape ;

les surfaces ;

les joints prévus dans cette chape ;

le système de pose du carrelage.

Le guide Maison Andrès sur le chauffage au sol permet de replacer le carrelage dans l’ensemble du complexe.


Joint de dilatation et terrasse carrelée

À l’extérieur, les variations thermiques et l’eau rendent la conception particulièrement importante.

Il faut considérer :

le support ;

la forme de pente ;

les joints présents ;

les périphéries ;

les évacuations ;

la technique de pose.

Mais là encore :

terrasse ne signifie pas automatiquement “joint tous les 20 m²” dans toutes les poses.

Cette valeur que l’on retrouve régulièrement provient notamment de règles propres à certaines poses scellées.

Une terrasse en pose collée doit être étudiée selon les règles de son propre système.

Avant même de choisir le profil de joint, il faut d’ailleurs vérifier que la terrasse gère correctement les pentes, les seuils et l’évacuation de l’eau.


Faut-il un joint à chaque passage de porte ?

Pas automatiquement en pose collée.

Cette règle est souvent répétée sans contexte.

Si un joint du support existe exactement au seuil, il doit évidemment être traité.

Mais on ne crée pas arbitrairement un joint de mouvement à toutes les portes d’une maison simplement parce qu’une porte existe.

En pose scellée, les règles de fractionnement peuvent être différentes.

Encore une fois :

le type de pose est indispensable pour répondre correctement.


Peut-on utiliser une natte de désolidarisation pour supprimer un joint ?

Pas comme règle générale.

Une natte peut jouer un rôle très intéressant dans certaines configurations.

Certains procédés permettent notamment de traiter certaines fissures ou certains joints selon leurs propres prescriptions.

Mais :

natte de désolidarisation ne signifie pas suppression automatique de tous les joints.

Un joint structurel peut devoir continuer à être repris dans le revêtement.

Il faut suivre le document technique du procédé utilisé.


Une fissure dans la dalle est-elle un joint de dilatation ?

Non.

C’est une distinction importante.

Une fissure est un désordre ou une manifestation du comportement du support.

Un joint est normalement prévu et organisé.

Lorsque vous trouvez une fissure avant de poser le carrelage, il faut d’abord déterminer :

sa largeur ;

sa nature ;

son origine ;

si elle évolue ;

si elle est stabilisée.

Selon le diagnostic, la solution peut être :

réparation ;

traitement spécifique ;

désolidarisation ;

autre intervention.

On ne transforme pas automatiquement chaque fissure en joint de dilatation.

Avant un éventuel ragréage du support, les fissures doivent donc être examinées et non simplement recouvertes.


Peut-on ragréer par-dessus un joint de dilatation ?

Pas en transformant le joint en liaison rigide.

Un produit de ragréage n’a pas vocation à faire disparaître un joint structurel qui doit conserver sa fonction.

Le traitement du support doit respecter :

les joints ;

les mouvements ;

le système prévu.

La même logique vaut pour la colle :

on ne cherche pas à « boucher » un joint avec du mortier-colle pour obtenir un sol parfaitement continu.


Joint périphérique et plinthes

Une fois le sol posé, les plinthes peuvent parfaitement masquer le joint périphérique.

Mais il faut conserver l’absence de blocage.

La plinthe ne doit pas transformer l’espace périphérique en remplissage rigide empêchant le fonctionnement du complexe.

Ce détail est particulièrement important avec certaines :

chapes flottantes ;

solutions acoustiques ;

solutions de chauffage au sol.


Et dans les angles d’une salle de bains ?

Un changement de plan entre :

sol et mur ;

deux murs ;

receveur et mur

est différent du simple joint situé entre deux carreaux dans le même plan.

Une finition souple peut être prévue selon :

la zone ;

la construction ;

le système.

Mais attention :

un joint souple visible ne constitue jamais l’étanchéité complète de la douche.

Dans une salle de bains, la gestion des mouvements doit être pensée indépendamment du système d'étanchéité sous carrelage.


Quels produits faut-il pour réaliser les joints ?

Cela dépend du projet.

Maison Andrès propose notamment différentes familles de joints, colles et produits techniques pour la pose du carrelage.

Mais il faut distinguer :

mortier de jointoiement classique ;

mastic souple ;

profil de mouvement ;

produits de pose.

Ils ne sont pas interchangeables.

Un joint de carrelage classique destiné à remplir l’espace entre deux carreaux n’est pas automatiquement le produit adapté à un joint devant conserver une capacité de mouvement.


Joint de mouvement dans un commerce : attention au trafic

Dans un logement, la principale sollicitation peut être :

la marche.

Dans un commerce ou un restaurant, le joint peut subir :

fort passage ;

chariots ;

roulettes ;

charges.

Le profil doit alors être sélectionné en fonction de ces contraintes.

Un profil discret adapté à une salle de bains résidentielle n’est pas nécessairement adapté :

à un magasin ;

à un restaurant ;

à une zone de circulation professionnelle.

Les professionnels peuvent également retrouver nos solutions et notre accompagnement dans l'Espace Pro Maison Andrès.


Joint de mouvement en extérieur : choisissez aussi le bon matériau

À l’extérieur, le profil ou le mastic peut être exposé :

à l’eau ;

aux UV ;

aux variations de température ;

aux nettoyages.

Le produit doit donc être explicitement compatible avec cet environnement.

Encore une fois :

on ne choisit pas uniquement selon :

la largeur ;

la couleur.


Peut-on rendre un joint de dilatation esthétique ?

Oui.

Et c’est souvent une question de préparation.

Un joint correctement intégré peut être :

aligné avec le carrelage ;

positionné sur un axe ;

associé à un profil discret ;

coordonné au joint de carrelage.

Avec certaines finitions :

inox ;

aluminium ;

laiton ;

teintes techniques,

le joint peut même devenir un détail architectural volontaire.

Le problème esthétique apparaît surtout lorsque l’on découvre son existence après avoir réalisé tout le calepinage.


Les erreurs les plus fréquentes avec les joints de dilatation

1. Carreler directement au-dessus d’un joint structurel

Le joint est transformé en pont rigide.

2. Remplir un joint de mouvement avec du mortier de jointoiement classique

Le produit utilisé n’a pas la fonction attendue.

3. Confondre le joint entre deux carreaux avec un joint de dilatation

Les deux n’ont pas la même fonction.

4. Remplir complètement les périphéries avec de la colle

Le revêtement revient en contact rigide avec les murs.

5. Déplacer un joint structurel pour améliorer l’esthétique

Le calepinage doit s’adapter au joint.

6. Appliquer automatiquement la règle des 40 m²

Elle n’est pas universelle et mélange souvent pose collée et pose scellée.

7. Ajouter des joints inutilement “par sécurité”

Plus de joints n’est pas nécessairement mieux.

Il faut surtout les bons joints aux bons endroits.

8. Croire qu’une natte permet de supprimer tous les joints

Il faut suivre les prescriptions exactes du procédé.

9. Utiliser n’importe quel silicone

Un mastic doit être choisi en fonction du mouvement et de l’environnement.

10. Commencer la pose sans avoir étudié les joints du support

C’est probablement la plus grosse erreur.


Quelle est la bonne méthode avant de carreler ?

1. Identifier le support

Dalle béton ?

Chape ?

Chape flottante ?

Plancher chauffant ?

Ancien carrelage ?

Terrasse ?

2. Repérer tous les joints existants

Joint de dilatation.

Joint de fractionnement.

Joint structurel.

Joint périphérique.

3. Examiner les fissures séparément

Une fissure n’est pas automatiquement un joint.

4. Identifier le type de pose

Collée ?

Scellée ?

Avec système de désolidarisation ?

5. Vérifier les prescriptions applicables

DTU.

Système fabricant.

Documents techniques.

6. Réaliser le calepinage

Les joints doivent être intégrés avant les carreaux.

7. Choisir le système de traitement

Mastic.

Profil.

Profil structurel.

Jeu périphérique.

8. Vérifier la mise en œuvre

Largeur.

Hauteur.

Compatibilité.

Trafic.

Environnement.


Checklist avant la pose

Support

☐ Support identifié
☐ Joints du support localisés
☐ Joint structurel identifié
☐ Fissures examinées séparément
☐ Chauffage au sol identifié

Pose

☐ Pose collée ou scellée déterminée
☐ Règles adaptées au système vérifiées
☐ Calepinage préparé
☐ Seuils étudiés
☐ Périphéries prévues

Joint de mouvement

☐ Fonction du joint connue
☐ Largeur vérifiée
☐ Profil ou mastic adapté choisi
☐ Joint non ponté rigidement
☐ Compatibilité avec le trafic vérifiée

Extérieur

☐ Produit compatible extérieur
☐ Pentes prévues
☐ Évacuation de l’eau prévue
☐ Joints du support respectés

Finition

☐ Joint périphérique conservé
☐ Plinthes prévues sans blocage du système
☐ Temps de séchage ou polymérisation respecté


Questions fréquentes sur les joints de dilatation du carrelage

À quoi sert un joint de dilatation sous carrelage ?

Il permet à différentes parties du bâtiment ou du complexe de sol de gérer certains mouvements sans transmettre toutes les contraintes directement au carrelage.

Quelle différence entre joint de dilatation et joint de fractionnement ?

Le joint de dilatation est généralement lié aux mouvements de la structure. Le joint de fractionnement divise un ouvrage ou un support en différentes zones afin de mieux gérer certaines contraintes.

Quelle différence entre joint de carrelage et joint de dilatation ?

Le joint courant entre les carreaux est généralement rempli avec un mortier de jointoiement. Un joint de mouvement doit conserver une capacité de déformation et nécessite une solution adaptée.

Peut-on carreler par-dessus un joint de dilatation ?

Un joint structurel devant conserver sa fonction ne doit pas être ponté rigidement par le carrelage et la colle.

Peut-on remplir un joint de dilatation avec du joint ciment ?

Pas lorsque le joint doit rester mobile. Il faut utiliser le dispositif prévu pour accompagner le mouvement.

Peut-on utiliser du silicone ?

Un mastic souple peut être approprié dans certaines situations, mais tous les silicones et mastics ne possèdent pas les mêmes caractéristiques. Il faut choisir le produit selon le joint concerné.

Quelle largeur pour un joint de dilatation ?

Il n’existe pas une largeur universelle. La largeur d’un joint structurel dépend du projet. Certains fractionnements dans les dispositions concernées de pose collée sont notamment réalisés avec une largeur minimale de l’ordre de 5 mm.

Quelle largeur pour le joint périphérique ?

On rencontre couramment un espace de l’ordre de 5 mm dans certaines configurations, mais cette valeur doit être vérifiée selon le support et le système de pose.

Faut-il un joint de dilatation tous les 40 m² ?

Non comme règle universelle. La réponse dépend notamment du type de pose. En pose collée, on respecte notamment les joints prévus dans le support.

Pourquoi parle-t-on souvent de 40 ou 60 m² ?

Ces valeurs correspondent notamment à certaines règles de fractionnement utilisées dans les poses scellées. Elles ne doivent pas être appliquées automatiquement à toutes les poses de carrelage.

Faut-il un joint à chaque porte ?

Pas automatiquement en pose collée. La présence d’un joint du support ou la technique de pose utilisée sont les éléments déterminants.

Faut-il davantage de joints avec un chauffage au sol ?

Un plancher chauffant demande une attention particulière aux joints et périphéries du complexe, mais il n’existe pas une règle universelle applicable à tous les systèmes.

Faut-il des joints de dilatation sur une terrasse ?

Il faut respecter les joints prévus dans le support et traiter les mouvements conformément à la technique de pose. Les règles diffèrent notamment entre pose collée et pose scellée.

Peut-on masquer un joint périphérique avec une plinthe ?

Oui. C’est très courant, à condition de ne pas bloquer rigidement le système.

Peut-on déplacer un joint de dilatation ?

Un joint structurel ne doit pas être déplacé arbitrairement pour améliorer le calepinage.

Une natte de désolidarisation permet-elle de supprimer le joint ?

Pas de manière générale. Il faut suivre précisément les prescriptions du système utilisé.

Une fissure dans la dalle doit-elle devenir un joint ?

Pas nécessairement. Elle doit d’abord être diagnostiquée.

Peut-on passer un carrelage grand format au-dessus d’un joint ?

La taille du carreau ne modifie pas la fonction du joint. Si celui-ci doit être repris dans le revêtement, le grand format doit être calepiné en conséquence.

Quel profil de dilatation choisir ?

Il dépend notamment :

de la largeur ;

du mouvement ;

du trafic ;

de la hauteur du revêtement ;

de l’intérieur ou de l’extérieur.

Profil ou mastic : lequel choisir ?

Les deux solutions répondent à des configurations différentes. Certains joints structurels ou fortement sollicités nécessitent un profil dimensionné spécifiquement.

Pourquoi mon carrelage se soulève-t-il ?

Une mise en compression du revêtement peut faire partie des causes possibles, notamment si les périphéries ou mouvements sont mal gérés. Mais le support, le collage et les autres causes doivent également être examinés.

Une fissure dans un carreau signifie-t-elle qu’il manque un joint ?

Non. Une fissure peut avoir de nombreuses origines. Il faut diagnostiquer le support et le système avant de conclure.


Maison Andrès : les joints doivent être pensés avant le premier carreau

Chez Maison Andrès à Pézenas, nous ne considérons pas la pose comme une simple question de :

carrelage + colle + joint.

Le résultat dépend aussi :

du support ;

du format ;

du calepinage ;

des mouvements ;

des produits techniques.

Si votre chantier comporte :

un joint de dilatation existant ;

une grande surface ;

un plancher chauffant ;

une terrasse ;

une chape fractionnée ;

plusieurs supports,

indiquez-le avant de choisir définitivement le format et le calepinage.

Dans notre showroom de 350 m² à Pézenas, nous pouvons vous accompagner dans le choix :

du carrelage ;

du format ;

des joints de carrelage ;

des colles et produits techniques de pose.

Pour les projets techniques ou professionnels, notre Espace Pro permet également de travailler à partir :

des plans ;

des surfaces ;

des contraintes du chantier.

Le professionnel chargé de la pose reste naturellement responsable de l’analyse :

du support ;

des joints existants ;

du système constructif ;

et de la mise en œuvre.


Un joint de dilatation bien prévu est beaucoup moins gênant qu’un carrelage fissuré

C’est probablement ce qu’il faut retenir.

Le joint de dilatation n’est pas une ligne disgracieuse ajoutée après coup.

Il fait partie du fonctionnement du bâtiment.

Un bon chantier ne cherche donc pas à supprimer tous les joints.

Il cherche à :

identifier ceux qui sont réellement nécessaires ;

comprendre leur fonction ;

les intégrer au calepinage ;

et utiliser le bon système pour les traiter.

Quelques millimètres correctement anticipés peuvent éviter :

une fissure ;

un décollement ;

un soulèvement ;

ou la reprise de plusieurs mètres carrés de carrelage.

Le meilleur moment pour penser aux joints de dilatation n’est pas lorsque le carrelage commence à fissurer. C’est avant de poser le premier carreau.

Maison Andrès

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