Terrasse : pentes, seuils, évacuations… les détails qui font une terrasse durable
Une terrasse carrelée peut être magnifique le jour de sa livraison.
Grand format.
Effet pierre.
Travertin.
Joints parfaitement réguliers.
Belle continuité avec le salon.
Mais la vraie qualité d’une terrasse ne se juge pas seulement lorsqu’elle est sèche et neuve.
Elle se juge après :
un gros orage ;
plusieurs étés en plein soleil ;
des épisodes de froid ;
des milliers de passages ;
des nettoyages ;
et plusieurs années de mouvements naturels du bâtiment et du support.
À l’extérieur, le carrelage n’est donc que la partie visible d’un ensemble beaucoup plus important.
La durabilité dépend notamment de :
la nature du support, la pente, la gestion de l’eau, les seuils, les évacuations, les joints, les raccords, la colle, le format et la destination réelle du carrelage.
Chez Maison Andrès à Pézenas, lorsque nous travaillons un projet de carrelage extérieur, nous conseillons donc de ne jamais commencer par :
« Quel carreau aimez-vous ? »
La première question devrait plutôt être :
« Lorsqu’il pleut fortement sur cette terrasse, où va l’eau ? »
Si cette réponse n’est pas claire, le projet n’est pas encore suffisamment défini.
Une terrasse durable commence par le trajet de l’eau
Imaginez une goutte de pluie tombant devant votre baie vitrée.
Que se passe-t-il ensuite ?
Elle doit pouvoir rejoindre naturellement :
une rive ;
un caniveau ;
un avaloir ;
une évacuation ;
ou une zone extérieure prévue pour recevoir le ruissellement.
Elle ne devrait pas rester plusieurs heures dans :
une cuvette ;
un angle ;
contre la façade ;
au pied d’une baie ;
ou autour d’un regard.
Cette manière de penser paraît très simple.
Elle permet pourtant de comprendre l’essentiel d’une terrasse.
Chaque goutte doit avoir un chemin.
Le carrelage, le joint et la colle ne doivent pas être utilisés pour compenser une conception de l’eau qui n’a pas été faite en amont.
Première distinction : pose collée et pose sur plots ne gèrent pas l’eau de la même manière
Avant de parler de pente, il faut distinguer les systèmes.
Terrasse en carrelage collé
Le revêtement est lié au support par un système de collage.
La géométrie du support et du revêtement participe directement à l’évacuation de l’eau en surface.
Les pentes doivent donc être réalisées correctement avant la pose.
Terrasse sur plots
Les joints restent ouverts.
L’eau passe entre les dalles puis rejoint le niveau inférieur.
La surface visible peut, selon le système, paraître beaucoup plus horizontale tandis que le support inférieur reste chargé de l’évacuation de l’eau.
C’est une logique complètement différente.
Notre guide Terrasse sur plots : éviter les dalles qui bougent ou s’affaissent traite spécifiquement cette configuration.
Dans cet article, nous nous concentrons principalement sur la terrasse carrelée en pose collée, tout en signalant les différences lorsque cela est nécessaire.
Quelle pente faut-il pour une terrasse carrelée ?
Pour une pose collée en sol extérieur relevant du NF DTU 52.2, le support doit présenter une pente permettant l’écoulement de l’eau ; la prescription de référence est une pente minimale de 1,5 %.
1,5 % signifie :
1,5 cm de différence de hauteur par mètre.
Sur 4 mètres de profondeur, cela représente déjà 6 cm.
C’est pourquoi la pente doit être intégrée très tôt dans le projet.
Mais attention :
1,5 % ne doit pas devenir une recette universelle appliquée aveuglément à tous les ouvrages extérieurs.
Terrasse sur étanchéité.
Balcon.
Toiture-terrasse.
Plage de piscine.
Pose sur plots.
Système spécifique.
Rénovation particulière.
Ces configurations peuvent relever de prescriptions complémentaires ou différentes.
Le professionnel doit donc identifier le système applicable au chantier.
La pente doit être créée au bon endroit
Le principe essentiel est celui-ci :
la colle n’est pas un produit destiné à recréer arbitrairement toute la pente de la terrasse.
Supposons que le support soit presque horizontal alors que plusieurs centimètres doivent être récupérés.
Ajouter progressivement :
plus de colle ici ;
moins de colle là
n’est pas une méthode correcte de conception du support.
La forme nécessaire doit être réalisée avec le système prévu pour cet usage avant le collage du revêtement.
La colle intervient ensuite dans les conditions d’épaisseur et de mise en œuvre indiquées pour elle.
Vous pouvez retrouver nos colles et produits de pose, mais le choix d’une excellente colle ne transforme jamais un support mal conçu en bonne terrasse.
Une pente générale correcte peut malgré tout produire des flaques
C’est un point particulièrement important.
Vous mesurez :
1,5 %.
Ou davantage selon votre ouvrage.
La pente moyenne semble correcte.
Pourtant, après la pluie, une flaque reste devant la baie.
Pourquoi ?
Parce qu’une terrasse ne fonctionne pas uniquement avec une pente moyenne.
Elle peut comporter localement :
une bosse ;
un creux ;
une contre-pente ;
une cuvette autour d’un avaloir ;
une variation au raccord d’une chape ;
un point bas contre la façade.
Quelques millimètres suffisent parfois à créer une zone où l’eau ne suit plus le trajet prévu.
Le contrôle ne doit donc pas seulement répondre à :
« Avons-nous une pente ? »
Mais également :
« La surface possède-t-elle réellement un chemin continu vers son point d’évacuation ? »
Le sens de la pente est aussi important que sa valeur
Une pente parfaitement exécutée dans la mauvaise direction reste un mauvais projet.
Dans la majorité des configurations simples, on cherchera à éloigner l’eau des zones sensibles du bâtiment.
Mais certaines terrasses sont conçues avec :
un caniveau ;
plusieurs pans ;
un point de collecte ;
une cour intérieure ;
ou une géométrie plus complexe.
Le sens doit donc être défini à partir :
de la façade ;
des seuils ;
des évacuations ;
des murs ;
des escaliers ;
de la piscine éventuelle ;
et de la topographie du terrain.
Dessinez les flèches d’écoulement sur le plan avant de dessiner les carreaux.
C’est probablement l’un des meilleurs conseils que l’on puisse donner pour un projet extérieur.
Les seuils de baie vitrée sont des points particulièrement sensibles
C’est souvent là que l’esthétique et la technique se rencontrent.
Le client souhaite naturellement :
un salon ;
une grande baie ;
une terrasse ;
avec le moins de différence de niveau possible.
Visuellement, c’est magnifique.
Mais l’eau extérieure doit rester extérieure.
Le seuil doit donc être étudié avec :
la menuiserie ;
le niveau intérieur ;
le niveau extérieur fini ;
la pente ;
les évacuations ;
le support ;
et éventuellement le système d’étanchéité.
Il ne faut jamais diminuer arbitrairement une sécurité constructive simplement pour obtenir une photographie plus épurée.
“Terrasse au même niveau que le salon” : le dessin doit être technique avant d’être esthétique
La continuité intérieur/extérieur est l’un des plus beaux effets que permet le carrelage.
Mais elle est parfois mal comprise.
La continuité visuelle n’impose pas que toutes les couches constructives soient au même niveau.
On peut obtenir une lecture extrêmement fluide avec :
des niveaux correctement étudiés ;
une menuiserie adaptée ;
un drainage prévu ;
et des carrelages coordonnés.
Notre page consacrée à la terrasse traite justement cette relation entre intérieur, extérieur, seuils et matériaux.
Le mauvais raisonnement serait :
« Je veux absolument zéro différence visible, donc nous allons supprimer tout ce qui gêne. »
Le bon raisonnement est :
« Comment obtenir le maximum de continuité tout en conservant une gestion fiable de l’eau ? »
Le caniveau devant une baie : très utile, mais pas magique
Un caniveau peut être une excellente solution.
Il permet de récupérer l’eau à un endroit précis.
Il peut notamment devenir pertinent :
devant une baie ;
en bas d’une pente ;
dans une cour ;
ou pour séparer deux zones de ruissellement.
Mais poser un caniveau ne suffit pas.
Il faut encore que :
la pente y conduise réellement l’eau ;
le caniveau possède une évacuation adaptée ;
son niveau soit correct ;
les raccords soient traités ;
il puisse être nettoyé ;
et son débit corresponde au projet.
Un caniveau installé au mauvais niveau devient simplement une ligne métallique que l’eau contourne.
L’évacuation doit rester accessible
Feuilles.
Pollen.
Terre.
Petits débris.
Une terrasse vit.
Un caniveau ou un avaloir qui fonctionne parfaitement le premier mois peut progressivement se charger.
Il faut donc pouvoir :
retirer une grille ;
inspecter ;
nettoyer ;
accéder à la sortie.
Cette question doit être particulièrement anticipée lorsque :
la terrasse possède beaucoup de végétation ;
des arbres se trouvent à proximité ;
une cuisine d’été génère davantage de résidus ;
ou le point d’évacuation se situe dans une zone peu accessible.
Un excellent système que personne ne peut entretenir finit par devenir un mauvais système.
Un avaloir ne doit pas créer une immense cuvette improvisée
Lorsqu’un point d’évacuation ponctuel est choisi, plusieurs plans peuvent devoir converger vers lui.
Le calepinage du carrelage doit tenir compte de cette géométrie.
C’est particulièrement important avec de grands carreaux.
Imaginez une dalle rigide de 120 × 120 cm au-dessus d’une surface nécessitant plusieurs changements de pente.
Le carreau ne peut pas se plier pour suivre tous les plans.
Il faudra donc étudier :
le format ;
les coupes ;
les lignes de pente ;
et la position de l’évacuation.
Plus le drainage est complexe, moins il est pertinent de choisir le format uniquement parce qu’il semble spectaculaire sur une photographie.
Le grand format extérieur rend les pentes encore plus importantes
Le carrelage extérieur grand format peut donner des terrasses remarquables.
60 × 120.
80 × 80.
90 × 90.
120 × 120.
Mais une grande dalle impose davantage de précision.
Une variation locale du support influence une surface beaucoup plus importante.
Les pentes doivent être cohérentes avec :
la géométrie du carreau ;
les joints ;
les évacuations.
Le grand format ne signifie pas automatiquement :
moins de problèmes ;
moins de travail ;
ou pose plus facile.
Il signifie surtout :
moins de lignes visibles et davantage d’exigence sur ce qui se trouve dessous.
Certains grands formats extérieurs sortent du domaine courant du DTU
C’est un point de vigilance important.
Toutes les dimensions de carreaux que l’on voit aujourd’hui dans les catalogues ne relèvent pas nécessairement du domaine traditionnel du NF DTU 52.2 en sol extérieur.
Des règles professionnelles et systèmes spécifiques existent notamment pour étendre certaines possibilités à des carreaux plus grands ou oblongs.
La disponibilité commerciale d’un produit ne suffit donc jamais à décider de sa méthode de pose.
Pour une grande dalle extérieure, vérifiez :
le produit exact ;
le support ;
la pose prévue ;
les documents techniques ;
et les prescriptions applicables.
“Le fabricant propose du 120 × 120” n’est pas une méthode de chantier.
Carrelage et joints ne rendent pas automatiquement une terrasse étanche
C’est une confusion très fréquente.
Le grès cérame absorbe généralement très peu d’eau.
Le joint peut être dense.
Cela ne signifie pas que l’ensemble constitue automatiquement une étanchéité de toiture ou de balcon.
Une terrasse située :
sur terre-plein ;
au-dessus d’un garage ;
au-dessus d’une pièce habitable ;
sur un balcon ;
sur une toiture
ne possède pas la même composition constructive.
Lorsqu’une fonction d’étanchéité est nécessaire, elle doit être assurée par le système prévu pour cette fonction, indépendamment du simple aspect du carrelage.
Le revêtement céramique constitue avant tout une finition et une surface d’usage.
Terrasse au-dessus d’une pièce : le niveau d’exigence change complètement
Si une terrasse se trouve au-dessus :
d’un garage ;
d’une chambre ;
d’un séjour ;
ou d’un autre espace sensible,
la question n’est plus seulement :
« comment coller le carrelage ? »
Elle devient :
« comment est conçu l’ensemble de la toiture ou du plancher extérieur ? »
Étanchéité.
Relevés.
Évacuations.
Protection.
Seuils.
Joints.
Carrelage.
Toutes ces couches doivent fonctionner ensemble.
Dans ce type de projet, Maison Andrès peut vous conseiller sur :
le carrelage ;
la finition ;
les produits de pose correspondants,
mais le complexe complet doit être conçu et validé par les professionnels responsables de l’ouvrage.
Les pieds de façade ne doivent pas devenir des zones de stagnation
Une terrasse peut paraître visuellement parfaite et pourtant présenter un défaut évident :
l’eau reste le long de la maison.
C’est exactement l’endroit où on souhaite le moins la retrouver.
Le raccord avec :
façade ;
muret ;
poteau ;
seuil
doit donc être étudié avec soin.
Le carrelage ne doit pas simplement être poussé jusqu’au mur avec un joint rigide en espérant que rien ne bougera.
Il existe des prescriptions de traitement des périphéries et mouvements qui doivent être respectées selon le système.
Le joint entre carreaux n’est pas le joint de mouvement
C’est une distinction fondamentale.
Lorsque l’on parle de « joint de carrelage », on pense généralement à la matière visible entre deux carreaux.
Mais une terrasse comporte également des besoins liés aux mouvements de l’ouvrage.
Joints existants dans le support.
Joints de dilatation.
Joints de fractionnement selon le système.
Joints périphériques.
Ils ne doivent pas être simplement remplis avec le même mortier de jointoiement que toute la surface.
Leur position et leur traitement doivent respecter la construction et les prescriptions applicables.
Notre guide Quel joint de carrelage choisir ? permet de mieux comprendre les différentes fonctions du joint.
Ne bloquez pas la terrasse contre la maison
Une surface extérieure subit :
soleil ;
froid ;
variations journalières ;
humidité ;
séchage.
Les différents matériaux ne réagissent pas tous exactement de la même manière.
Si l’ensemble est complètement bloqué contre :
une façade ;
un muret ;
une marche ;
un poteau,
les mouvements doivent malgré tout se produire quelque part.
C’est pourquoi les périphéries doivent être traitées conformément au système utilisé.
Une ligne invisible de quelques millimètres correctement conçue vaut beaucoup mieux qu’une fissure visible plusieurs mètres plus loin.
La couleur du joint extérieur est aussi une question d’entretien
Sur une terrasse, le joint est exposé à :
poussière ;
terre ;
pollen ;
pluie ;
repas ;
végétation ;
lavages.
Un joint extrêmement clair peut fonctionner avec certains carrelages mais sa perception évoluera avec l’usage.
Un joint très foncé sur une pierre beige, à l’inverse, peut créer un quadrillage très présent.
Nous recommandons donc de choisir simultanément :
fonction technique ;
type de joint ;
couleur.
Vous pouvez comparer nos joints de carrelage avec le carreau avant de finaliser le projet.
Le gel existe aussi dans le Sud
Dans l’Hérault, les épisodes de gel sont évidemment moins fréquents que dans certaines régions françaises.
Ils ne sont pas inexistants.
Et Maison Andrès livre également des projets partout en France.
Le choix d’un carrelage extérieur ne doit donc jamais reposer sur :
« c’est du grès cérame, donc tout va bien dehors ».
Une faible absorption d’eau constitue une caractéristique intéressante.
Mais la référence doit être explicitement prévue pour :
l’extérieur ;
la destination ;
et la méthode de pose envisagée.
L’ensemble du système doit également être adapté aux conditions climatiques du projet.
Pourquoi l’eau et le gel font-ils mauvais ménage ?
Lorsqu’un complexe extérieur reste saturé d’humidité, les épisodes de gel peuvent devenir plus problématiques.
Mais il serait trop simpliste d’affirmer :
« une flaque = votre carrelage va casser au prochain gel ».
La durabilité dépend :
du produit ;
du support ;
du système ;
de l’eau réellement présente ;
des températures ;
des joints ;
et des mouvements.
Le bon objectif est beaucoup plus simple :
ne pas construire volontairement un ouvrage qui conserve inutilement l’eau.
Choisir le bon carrelage extérieur : la texture doit correspondre à l’usage
Une terrasse extérieure reçoit de l’eau.
La surface doit donc être adaptée.
Mais attention à l’autre extrême.
Une dalle très fortement texturée peut améliorer certaines caractéristiques d’adhérence tout en devenant :
plus difficile à nettoyer ;
plus rugueuse sous les pieds ;
plus sensible à l’accumulation de certaines salissures.
Il faut chercher l’équilibre entre :
adhérence + entretien + confort + esthétique.
Une terrasse repas ne possède pas exactement les mêmes contraintes qu’une plage de piscine.
Autour d’une piscine, ne raisonnez pas uniquement en classement “R”
Une plage de piscine est fréquemment parcourue :
pieds nus ;
avec les pieds mouillés.
Les caractéristiques pertinentes ne sont donc pas exactement celles d’une entrée extérieure parcourue chaussée.
Il faut regarder la destination réelle du produit et les caractéristiques déclarées adaptées à la zone.
Notre collection carrelage piscine et notre guide Le carrelage pour la piscine permettent de distinguer plus clairement :
bassin ;
plage ;
terrasse ;
et zones de circulation.
Une surface très foncée peut devenir très chaude
La couleur n’est pas qu’une question esthétique.
Sous un soleil intense, certaines surfaces sombres peuvent monter davantage en température.
Autour d’une piscine parcourue pieds nus, cela peut devenir un vrai critère de confort.
À l’inverse, une dalle extrêmement claire peut produire beaucoup de réflexion visuelle sous le soleil.
Le bon compromis dépend :
de l’exposition ;
de l’ombre ;
de l’usage ;
de la façade ;
et du jardin.
Le comportement sous le soleil réel mérite d’être testé avec un échantillon.
La pose collée doit assurer un transfert adapté
À l’extérieur, il faut éviter de raisonner uniquement avec :
« quelle taille de peigne ? »
ou :
« faut-il toujours faire un double encollage ? »
La méthode dépend :
du format ;
du produit ;
du support ;
de la colle ;
et des prescriptions applicables.
L’objectif est d’obtenir le transfert requis et une liaison cohérente avec le système.
Des zones importantes insuffisamment soutenues ne sont pas souhaitables à l’extérieur.
Mais la bonne méthode doit être celle prévue pour le projet, pas une recette universelle.
Le mortier-colle doit être adapté à l’extérieur ET au projet
Toutes les colles ne remplissent pas les mêmes fonctions.
Il faut regarder :
classification ;
format ;
support ;
conditions extérieures ;
déformabilité éventuelle ;
épaisseur d’emploi ;
temps ouvert ;
conditions de température.
Un sac portant simplement la mention « colle carrelage » ne constitue pas une prescription suffisante.
La fiche technique du produit doit être cohérente avec le chantier.
Attention à la pose lorsqu’il fait très chaud
Une terrasse plein sud en été peut présenter :
un support chaud ;
un carrelage chaud ;
un air très sec ;
du vent.
Ces conditions peuvent modifier fortement le comportement de certains produits de pose.
Le temps ouvert annoncé sur une fiche technique correspond à des conditions définies.
Il ne faut pas supposer qu’il sera identique sur une dalle brûlante exposée au vent.
Le professionnel doit respecter :
les plages de température ;
les conditions d’application ;
et les recommandations du fabricant.
Une bonne colle appliquée dans de mauvaises conditions peut donner un mauvais résultat.
Même problème avec la pluie ou le froid
Un chantier extérieur dépend beaucoup plus des conditions météorologiques qu’un salon.
Le planning doit tenir compte :
de la température du support ;
du risque de pluie ;
du vent ;
du gel ;
des temps de prise.
Il vaut mieux parfois décaler une pose que forcer une journée dans des conditions incompatibles avec le système choisi.
Le calepinage et les pentes doivent être dessinés ensemble
C’est particulièrement important avec les grandes dimensions.
Supposons que le terrassement crée :
deux plans ;
un caniveau ;
une marche.
Le calepinage doit comprendre ces ruptures.
Idéalement, certaines lignes de joints peuvent accompagner :
un changement de pente ;
un bord ;
une évacuation.
Ce qui est beaucoup moins élégant est de découvrir après coup qu’une immense dalle doit être artificiellement contrainte sur deux plans différents.
Un carreau est rigide. Le plan de pose doit respecter cette géométrie.
Les marches extérieures demandent la même logique
Une marche n’est pas seulement :
une contremarche + un dessus.
Elle est exposée à l’eau.
Le détail de la marche doit donc permettre une évacuation correcte et intégrer :
les chants ;
le profil éventuel ;
les joints ;
la glissance ;
les niveaux.
Une petite zone horizontale qui retient systématiquement l’eau sur chaque marche devient très visible après quelques mois.
Les rives de terrasse doivent elles aussi être terminées proprement
Comment se termine la terrasse ?
Carrelage coupé visible ?
Profil ?
Retombée ?
Nez ?
Raccord avec terrain ?
Mur ?
Piscine ?
Cette décision est parfois repoussée jusqu’à la fin.
C’est une erreur.
La rive participe :
à l’esthétique ;
au drainage ;
et parfois à la protection du complexe.
Elle doit être dessinée en même temps que la surface.
Terrasse en rénovation : commencez par diagnostiquer l’existant
Vous possédez déjà une terrasse.
Le carrelage est ancien.
La tentation est :
« nous allons recoller par-dessus ».
Cela peut être possible dans certains projets.
Mais avant, il faut comprendre :
l’état du revêtement existant ;
son adhérence ;
les fissures ;
les niveaux ;
la pente ;
les points de stagnation ;
les seuils ;
le support.
Si l’ancienne terrasse possède une contre-pente vers la maison, ajouter un nouveau revêtement par-dessus sans corriger la logique d’eau ne résout rien.
On aura simplement un carrelage neuf sur une ancienne erreur.
Une fissure doit être comprise avant d’être recouverte
Toutes les fissures ne signifient pas la même chose.
Retrait.
Mouvement.
Joint existant.
Problème structurel.
Réparation ancienne.
Avant de les masquer, le professionnel doit déterminer :
leur nature ;
leur activité ;
et la solution compatible avec le futur revêtement.
Le carrelage ne doit pas être utilisé comme un pansement décoratif sur un support dont on ne comprend pas le comportement.
Comment savoir si une terrasse existante possède un problème d’évacuation ?
Après une pluie, regardez-la.
C’est le test le plus simple.
Observez :
où restent les flaques ;
où l’eau longe la façade ;
où se trouvent les dépôts ;
quelles zones sèchent beaucoup plus lentement ;
si le caniveau reçoit réellement le ruissellement ;
si les regards sont accessibles.
Photographier la terrasse mouillée avant une rénovation est même très utile.
Les traces d’eau racontent parfois beaucoup mieux le fonctionnement du support qu’un plan.
Sept questions à poser avant de choisir le carrelage
Avant même de regarder la couleur, vous devriez pouvoir répondre à ces questions.
1. Sur quel support pose-t-on ?
Béton ?
Chape ?
Ancien carrelage ?
Ouvrage étanché ?
2. Où va l’eau ?
Rive ?
Caniveau ?
Avaloir ?
3. Quelle est la pente réelle ?
Pas seulement celle prévue sur le plan.
4. Où sont les points sensibles ?
Baies ?
Murs ?
Marches ?
Piscine ?
5. Quel est le mode de pose ?
Collée ?
Plots ?
Autre système prévu ?
6. Quelles sont les dimensions du carrelage ?
Le format influence le calepinage et les changements de plan.
7. Le produit est-il réellement prévu pour l’extérieur ?
La réponse doit venir des caractéristiques de la référence, pas de son apparence.
Les erreurs qui font vieillir une terrasse beaucoup trop vite
Les plus importantes ne sont généralement pas décoratives.
Créer la pente avec la colle.
Conserver une contre-pente existante.
Diriger l’eau vers la baie sans détail adapté.
Installer un caniveau que les pentes n’alimentent pas.
Rendre une évacuation impossible à nettoyer.
Choisir un grand format sans tenir compte des changements de pente.
Recouvrir les joints de mouvement du support.
Bloquer rigidement toute la périphérie.
Choisir un carreau simplement parce qu’il est en grès cérame.
Choisir une finition très lisse pour une zone régulièrement mouillée.
Choisir une texture extrêmement agressive sans réfléchir à l’entretien.
Carreler une ancienne terrasse sans comprendre ses fissures ou ses stagnations.
Croire que le carrelage et le joint constituent à eux seuls une étanchéité.
Checklist avant de carreler une terrasse
Support
☐ Nature du support identifiée
☐ Stabilité vérifiée
☐ Fissures analysées
☐ Planéité compatible
☐ Pentes contrôlées réellement
Eau
☐ Sens d’écoulement dessiné
☐ Aucun point bas non souhaité
☐ Évacuation identifiée
☐ Caniveau ou avaloir accessible
☐ Raccord à l’évacuation confirmé
Seuils
☐ Niveaux finis calculés
☐ Baies intégrées au plan
☐ Drainage des zones sensibles prévu
☐ Aucune contre-pente vers l’intérieur
Carrelage
☐ Destination extérieure confirmée
☐ Finition adaptée à l’usage
☐ Format compatible avec le système
☐ Calepinage compatible avec les pentes
☐ Coupes et rives anticipées
Pose
☐ Mortier-colle compatible
☐ Méthode d’encollage définie
☐ Conditions météorologiques compatibles
☐ Joints de mouvement identifiés
☐ Périphéries traitées correctement
Usage
☐ Zone repas étudiée
☐ Piscine éventuelle prise en compte
☐ Circulation pieds nus prise en compte
☐ Entretien de la texture acceptable
☐ Couleur regardée sous la lumière extérieure
Maison Andrès à Pézenas : choisir le carrelage après avoir compris la terrasse
Dans notre showroom Maison Andrès à Pézenas, nous pouvons bien sûr vous montrer :
effets pierre ;
travertin ;
béton ;
bois ;
grand format ;
carrelage antidérapant ;
dalles sur plots.
Mais pour un projet extérieur, apportez-nous aussi ce que l’on voit beaucoup moins sur Instagram :
le plan de la terrasse.
Idéalement avec :
-
les dimensions ;
-
les baies ;
-
les marches ;
-
la piscine ;
-
les évacuations ;
-
les niveaux ;
-
le support ;
-
et quelques photographies.
Sur 350 m², nous pouvons alors comparer les matières tout en réfléchissant à la cohérence du format et de l’usage.
Maison Andrès conseille et fournit les produits.
Le professionnel chargé de la pose reste responsable de l’analyse du support, de la conception de la mise en œuvre et de sa réalisation.
Vous êtes à Pézenas, Béziers, Agde, Mèze, Marseillan, Sète, Clermont-l’Hérault ou dans le bassin de Thau ?
Venez travailler votre projet directement au showroom.
Vous êtes ailleurs en France ?
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Questions fréquentes sur les pentes et évacuations d’une terrasse carrelée
Quelle pente faut-il prévoir pour une terrasse carrelée ?
Pour les sols extérieurs en pose collée relevant du NF DTU 52.2, le support est prévu avec une pente minimale de 1,5 % pour l’évacuation de l’eau. Certains systèmes ou ouvrages particuliers peuvent demander d’autres dispositions.
1,5 % de pente, cela représente combien ?
Cela correspond à 1,5 cm de différence de niveau par mètre. Sur quatre mètres, cela représente 6 cm.
Peut-on créer la pente avec la colle à carrelage ?
La colle n’a pas vocation à recréer arbitrairement plusieurs centimètres de pente. Le support doit être préparé avec le système adapté avant le collage.
Dans quel sens doit partir la pente ?
Le sens doit permettre d’éloigner et d’évacuer l’eau des zones sensibles selon la configuration : extérieur, caniveau ou point de collecte prévu.
Peut-on diriger la pente vers un caniveau devant la baie ?
Certaines conceptions utilisent un caniveau comme point de collecte. Il faut alors que la pente y conduise réellement l’eau et que le dispositif d’évacuation soit correctement conçu.
Une terrasse peut-elle avoir une pente correcte et conserver des flaques ?
Oui. Des creux ou contre-pentes locales peuvent créer des stagnations même lorsque la pente générale semble suffisante.
Comment contrôler les flaques d’une terrasse existante ?
L’observation après une pluie est très instructive : repérez les zones qui restent mouillées, les points bas et le trajet réel du ruissellement.
Faut-il mettre un caniveau devant toutes les baies vitrées ?
Non. Le besoin dépend des niveaux, de la conception de la menuiserie, de la pente, de l’ouvrage et du système de drainage.
Le carrelage rend-il une terrasse étanche ?
Non. Le carrelage constitue le revêtement. Lorsqu’une fonction d’étanchéité est nécessaire, elle doit être traitée par un système conçu pour cela.
Le joint de carrelage est-il étanche ?
Il ne doit pas être considéré comme le système d’étanchéité de l’ouvrage.
Peut-on carreler au-dessus d’un garage ?
Oui dans des systèmes adaptés, mais la conception globale de l’étanchéité et de l’ouvrage doit être traitée avant le choix de la finition carrelée.
Peut-on recarreler une ancienne terrasse ?
Cela peut être possible si l’état, l’adhérence, la stabilité, les fissures, les pentes et les niveaux de l’existant sont compatibles avec la solution retenue.
Faut-il réparer les fissures avant de carreler ?
Une fissure doit d’abord être analysée afin de comprendre sa nature. La solution dépend de son origine et de son comportement.
Pourquoi faut-il des joints périphériques ?
Les ouvrages extérieurs subissent des mouvements. Les périphéries doivent être traitées conformément au système afin de ne pas bloquer inutilement le revêtement contre les parois.
Peut-on remplir un joint de dilatation avec du joint de carrelage ?
Un joint de mouvement existant ne doit pas être traité comme un simple espace entre deux carreaux. Il doit conserver sa fonction et recevoir le traitement prévu.
Quel carrelage choisir pour éviter de glisser sous la pluie ?
Il faut choisir une référence explicitement prévue pour l’extérieur et dont les caractéristiques de surface correspondent à l’usage réel de la zone.
Plus le carrelage est rugueux, mieux c’est ?
Pas nécessairement. Une texture très importante peut améliorer certaines caractéristiques d’adhérence mais rendre le nettoyage et le confort plus difficiles.
Peut-on poser du grand format sur une terrasse en pente ?
Oui dans certains projets, mais le format doit être compatible avec les plans de pente, les évacuations, les supports et les prescriptions de mise en œuvre.
Le grès cérame est-il toujours adapté à l’extérieur ?
Non. La référence doit être explicitement destinée à l’usage extérieur prévu.
Une terrasse sur plots nécessite-t-elle la même pente qu’une terrasse collée ?
Le fonctionnement est différent. L’eau passe entre les dalles et doit être évacuée au niveau du support inférieur. Il faut suivre le système de plots et la conception de l’ouvrage.
Une terrasse durable est une terrasse dont l’eau connaît déjà son chemin avant le premier carreau
Avant :
la couleur ;
le format ;
le joint ;
le mobilier ;
la pergola,
dessinez :
le support ;
les niveaux ;
les pentes ;
les seuils ;
les évacuations.
Puis choisissez le carrelage capable de fonctionner avec cette architecture.
C’est beaucoup moins spectaculaire qu’une planche d’inspiration.
Mais c’est ce travail invisible qui permet à la terrasse de rester belle longtemps après la première photographie.
Découvrez notre sélection de carrelages extérieurs, nos dalles sur plots, nos colles et produits de pose et nos joints de carrelage, ou venez préparer votre projet directement chez Maison Andrès à Pézenas.
Le meilleur signe qu’une terrasse a été bien conçue n’est pas qu’elle paraît parfaitement sèche au soleil. C’est qu’après un gros orage, l’eau ne trouve nulle part où rester.
Maison Andrès
Vous préparez un projet de carrelage ?
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